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| Informations - Info FSM |
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- Une déception «bien suisse» comme l'a résumé Bernard Fragnière, président d'E-changer à l'encontre d'un certain chaos organisationnel qui a régné pendant ces six jours. Une caractéristique du forum, mais qui, pour cette édition, a encore été aggravée, d'une part, par la dimension et la dispersion géographique des sites, d'autre part, par une organisation basée sur une plus grande autogestion. Une évolution voulue par les organisateurs du forum dans le but d'offrir un espace de participation le plus démocratique et horizontal possible. Aussi louable soit-elle, cette manière de faire comporte des inconvénients importants: salles inadaptées, changements de programme à tout moment, annulations, manque de traductrices et traducteurs, animations peu efficaces. Ces lacunes pourraient être comblées par une meilleure coordination et communication. Pour un événement de cette taille, l'autogestion a ses limites et nécessite de mieux respecter certaines règles de fonctionnement. - Un grand enthousiasme par rapport à la richesse du programme, les opportunités de rencontres et d'échanges. Plus que d'apporter de véritables solutions aux problèmes, le forum a sans doute –et il faut le répéter– pour vocation principale celle de renforcer les mouvements sociaux et d'intensifier les réseaux par-delà les continents et les différentes thématiques. Lorsque l'on voit les indigènes d'Amazonie discuter avec les représentants de tribus africaines, on vit véritablement le forum. On comprend à quel point il est important pour ces communautés et ces groupes engagés de voir qu'ils ne sont pas seuls dans leur lutte. De plus l'ancrage du forum dans la population locale brésilienne lui a donné une légitimité extraordinaire. La jeunesse de Belém était aussi très présente. Du point du vue des thèmes, l'Amazonie et la crise financière ont été les deux sujets phares. La réalité de l'Amazonie, les graves atteintes écologiques et sociales qu'elle subit, ont donné un visage aux conséquences des politiques économiques et financières irresponsables. Sans triomphalisme, les discussions ont souvent exprimé l'espoir que la crise financière offre aujourd'hui une chance unique de mettre les besoins sociaux et écologiques de l'humanité au centre d'un nouveau système de régulation mondiale. «Sans pression d'en bas, cette évolution ne sera cependant pas possible», analyse Peter Niggli, directeur d'Alliance Sud. Beaucoup de propositions ont été faites pendant le forum en faveur d'une nouvelle articulation entre l'Etat et le privé, plus d'interventions des gouvernements sur le marché, un contrôle public plus fort des activités financières et un engagement définitif en faveur du développement durable. Le grand défi du FSM sera de transformer ces idées en actions concrètes. Quelques pistes ont été tracées par le président Morales (Bolivie), en quatre points: l'annulation de la dette, dont le montant est bien inférieur aux milliards injectés dans l'économie récemment; la démocratisation des institutions internationales et, en particulier, la suppression du droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU; le contrôle public des ressources énergétiques et leur redistribution équitable; le droit à l'eau pour tous. La raison d'être du FSM en tant que grand laboratoire d'idées a en tous les cas été confirmée par cette édition 2009. Le FSM contribue à la construction citoyenne collective, indispensable à l'émergence d'un autre monde. * Coordinatrice de politique de développement d'Alliance Sud. |
Denise : "Somos todos anjos de uma asa só... Precisamos nos abraçar para voar."Denise était coopér-actrice E-Changer au Brésil de 1998 à 2009 . Elle a travaillé huit ans au Secteur des Droits de l'Homme du Mouvement des Paysans Sans Terre (MST) avant de changer en 2006 au Conseil Indigeniste Missionaire (Cimi). Actuellement elle travaille comme avocate au Cimi. Denise habite avec ses trois enfants à Brasília et se réjouit de votre contact. |
Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
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