|
|
|
| Écrit par Pascal Daniel Angst |
AYA – Appui aux Yanomami d'AmazonieAYA Info - No 22Onex, le 22 décembre 2007 "AYA Info" peut être consulté sur le site Internet : http://www.terrabrasilis.ch > Aya Info Un journal en langues YanomamiEn collaboration avec la Commission Pro Yanomami - CCPY, "Hutukara Associação Yanomami"- HAY, l'ONG présidée par Davi Kopenawa a publié le premier numéro d'un journal de quatre pages intitulé "Hutukara thë ã" (Paroles de la Hutukara) avec des textes en trois langues, Ninam, Yanomama et Yanomamae. Ce document est le résultat d'un atelier de six jours conduit par un membre de la CCPY. Une version en portugais devrait voir le jour. Pour lire le journal : http://www.proyanomami.org.br/boletins/jornal_hutukara.pdf , et pour l'info de la CCPY (en portugais) : http://www.proyanomami.org.br/v0904/index.asp?pag=noticia&id=4615 La SECOYA devient partenaire d'E-ChangerDepuis le mois de novembre, l'association "Service et Coopération avec le Peuple Yanomami"- SECOYA (dont Silvio Cavuscens est le coordinateur à Manaus), est devenue partenaire de l'association suisse E-Changer dont le siège est à Fribourg. Concrètement, le partenariat concerne la prise en charge, comme volontaire, de Pascal Angst, membre de AYA qui travaillera pour la SECOYA. L'engagement a été conclu pour les deux années 2008 et 2009. Pascal a déjà travaillé au Brésil avec le Mouvement des Sans Terre - MST où il a mis ses compétences en informatique au service du programme "Inclusão digital" (l'usage généralisé de l'informatique) du Mouvement. Pour mieux connaître la SECOYA (en portugais) : http://www.secoya.org.br et Onex appuie un projet de la SECOYALe 18 décembre, la Commune d'Onex (Genève/Suisse) a accordé un appui pour la construction de deux centres de santé en Terre Indigène Yanomami, dans les "xapono" (villages) de Xitipapiwei (Municipalité de Santa Isabel du Rio Negro) et Hoaxi (Municipalité de Barcelos). Chaque poste aura une salle pour les consultations, une salle "technique" avec microscope et radiophonie, deux chambres pour le technicien de santé et infirmier ou infirmière et membres de passage de l'équipe de santé, une cuisine, une salle de séjour avec véranda et des toilettes. La demande de financement a été déposée par l'association genevoise "Appui aux Yanomami d'Amazonie"- AYA. Cette Commune a été sensible à l'aspect "développement durable" du projet qui apporte une aide au Peuple Yanomami vivant en symbiose avec son environnement. Un chaleureux merci à Onex pour ce beau cadeau de Noël. Pour en savoir plus sur la SECOYA (en portugais) : http://www.secoya.org.br Réunion de la Commission Nationale de Politique Indigéniste - CNPILa CNPI s'est réunie les 13 et 14 décembre à Brasilia. Les représentants indigènes – ils sont une vingtaine dont 10 avec le droit de vote – ont remis une lettre au Ministre de la Justice, Tarso Genro, dans laquelle ils rappellent que la CNPI est un espace de dialogue transitoire en attendant la constitution du Conseil National de Politique Indigéniste. Ils signalent l'insécurité et les menaces qui pèsent sur plusieurs peuples indigènes. Ils relèvent que le gouvernement a pris une série de décisions en matière de santé, d'éducation et de construction d'ouvrages prévus dans le Programme d'Accélération de la Croissance - PAC sans avoir consulté les organisations indigènes. Ils ne voient pas de signe montrant que le Gouvernement applique la Convention 169 de l'OIT en matière de consultation préalable des organisations indigènes sur les mesures gouvernementales susceptibles d'affecter les Peuples indigènes. La Pour en savoir plus (en portugais) : http://www.cimi.org.br/?system=news&eid=237 Le IIIe Forum des Peuples indigènes de l'AmazonieC'est à Porto Velho, la capitale de l'Etat de Rondônia que s'est tenu du 28 novembre au Ier décembre, le IIIe Forum des Peuples indigènes de l'Amazonie. Il a réuni essentiellement les représentants des Peuples indigènes des neuf Etats de "l'Amazonie légale" (*). L'objet de la rencontre était d'analyser la conjoncture dans laquelle se trouvent les Peuples indigènes notamment en ce qui concerne la politique conduite par le Gouvernement, les changements climatiques et les services environnementaux fournis par les Peuples indigènes et, dernier point, les instruments légaux nationaux et internationaux de protection des droits indigènes. Le Forum a adopté une "Lettre de Porto Velho" qui aborde les principales préoccupations et revendications des Peuples indigènes : Le Programme d'Accélération de la Croissance – PAC du gouvernement, l'exploitation minière dans les Terres Indigènes, la "municipalisation" de la santé indigène. La présence illégale des non - indiens dans les Terres Indigènes, la violence qui s'exerce contre les Peuples indigènes, le non - respect par le Gouvernement des droits des Peuples indigènes reconnus par la Constitution brésilienne, la Convention 169 de l'OIT signée par le Brésil et la Convention sur l'élimination et le combat contre les discriminations raciales. L'exploitation minière en Terre IndigèneLa Commission spéciale de la Chambre des députés qui traite du projet de loi relatif à l'exploitation minière dans les Terres Indigènes a tenu une audience publique le 12 décembre à Brasilia. Plusieurs organisations indigénistes et indigènes (dont la COIAB) ont exprimé leur point de vue. Dans leur majorité, les organisations indigènes contestent le projet qui répond aux intérêts des compagnies minières et met en péril le cadre de vie des générations futures. "L'or n'a pas de semence" a dit l'un des leaders indigènes. D'autre part, en juin 2007, lors de la première réunion de la CNPI, les leaders indigènes avaient demandé que le sujet soit traité dans le cadre de la discussion sur le Statut des Peuples Indigènes. Les enjeux de ce projet de loi sont de taille. Les richesses minières de l'Amazonie excitent les appétits, elles peuvent être d'intérêt national stratégique. Mais les indigènes savent comment l'exploitation minière peut mettre en péril leur cadre de vie. Un député a souligné le fond des divergences : pour les "blancs", la terre est un facteur de production, pour les indigènes, elle est facteur d'existence. Il a été rappelé les termes de la Convention 169 de l'OIT, adoptée par le Brésil, qui oblige l'Etat signataire à consulter préalablement les peuples indigènes susceptibles d'être affectés par une mesure législative ou administrative. Cette consultation fait aussi l'objet de divergences. Malgré les réserves des organisations indigènes, la Commission semble vouloir aller de l'avant. Selon la "Folha de Boa Vista", elle a fixé un calendrier pour que le projet soit prêt à être voté dans la seconde quinzaine d'avril 2008. Pour en savoir plus (en portugais) : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=2592 Transposition du Rio São Francisco, Dom Luiz Cappio cesse sa grève de la faimAprès vingt-quatre jours de jeûne et de prière, l'évêque franciscain de Barra (État de Bahia) a mis un terme à cette forme de protestation contre la transposition du Rio São Francisco*. Il n'a pas obtenu l'arrêt des travaux et le classement définitif du projet. Le 19 décembre, il a été victime d'un malaise quand il a appris la décision du Tribunal Suprême Fédéral d'autoriser la poursuite des travaux. Il a dû être hospitalisé. Dans un message qu'il a adressé le 20 décembre, il annonce qu'il arrête sa grève de la faim, mais pas sa lutte. "Nous avons besoin d'amplifier le débat, de diffuser une véritable information et faire croître notre mobilisation jusqu'à mettre en échec ce projet de mort et conquérir le véritable développement pour le semi-aride (nordestin) et le São Francisco". |
Pascal : "Les Peuples autochtones sont notre passé et notre future"Pascal est né à Bâle, où il a étudié l'ethnologie. Il travaille depuis 1998 comme coopér-acteur avec E-Changer au Brésil. Le premier projet était avec le Mouvement des Paysans Sans Terre (MST). Pendant huit ans il accompagnait la construction du secteur national de l'informatique et l'inclusion numérique. Depuis février 2008, Pascal travaille avec la Secoya - Service et Coopération avec le Peuple Yanomami - à Manaus.
|
| Lire la suite... |
Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
|