| Secoya Info No 2 (français) |
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| Écrit par Pascal Daniel Angst |
| Dimanche, 08 Juin 2008 00:00 |
EditorialPlusieures personnes l'ont sollicitée, et la voici, la troisième édition de mes Secoya Info. Je vous demande pardon pour le délai depuis la dernière édition, c'est surtout dû à ma participation avec le doCip à la septième session de « l'Instance Permanente sur les Questions Autochtones » à New York en avril et à l'accumulation de travail à Manaus en conséquence. A part ce petit éditorial et quelques mots sur la nouvelle Secoya à Roraima, cette édition contient une information spéciale sur mon contrat avec E‑Changer et la Secoya, les idées des Yanomami en leur langue et en français sur les objets des blancs, et une petite information sur le conflit de la terre indigène Raposa Serra do Sol. A ce dernier sujet je vous conseille vivement la lecture de l'excellent bulletin d'information de la AYA , association d'appui aux indiens Yanomami d'Amazonie, ainsi que les informations et campagnes divulgués par Denise, soit par sa liste de courrier électronique, soit par le site de « Terra Brasilis ». J'espère que vous aurez un peu de temps, entre les premiers bains de soleil de l'été et les matchs de foot de l'Euro 2008, pour lire mon petits bulletin de l'autre coté du monde. Salutations cordiales de Manaus, Pascal. La SecoyaAprès avoir accepté le défi du nouveau accord avec la
Le volontaire E-ChangerAu bureau de la Secoya à Manaus nous avons formé un groupe de cinq personnes pour manger ensemble à midi: chaque jour un de nous prépare le plat. C'est une excellente forme d'échange culturelle, et mon vendredi de la cuisine mondiale est bien apprécié par toute l'équipe. Bien que le vendredi est aussi le jour traditionnel du poisson préparé par « dona Claudia », et les gens de l'Amazonie adorent leur poisson ... Un sujet plus sérieux est notre groupe de soutien, de Denise et moi. Notre travail de volontaire E-Changer exige l'organisation d'un tel groupe en Suisse, et nous avons créé « Terra Brasilis » quand nous sommes parti au Brésil il y a dix ans. Entre temps beaucoup a changé, mais nous travaillons toujours avec E-Changer et nous avons toujours beaucoup besoin de votre appui pour maintenir notre lien et faire le travail de sensibilisation en Suisse sur la cause des indiens du Brésil. Ce lundi il y aura une réunion de « Terra Brasilis » entre 12h15 et 13h45 chez APRES, Chambre de l'économie sociale et solidaire, 15 rue des Savoises, tél. 022 807 27 97. C'est un peu tard pour vous inviter à participer, mais un petit coucou, un courrier ou un appel pour manifester votre solidarité nous ferait aussi beaucoup plaisir. D'ailleurs, une bonne nouvelle est que Denise sera en Suisse en juillet/août, et elle sera très contente de vous rencontrer et de vous raconter les dernières nouvelles de notre travail et de sa vie. N'oubliez pas de prendre contact et réserver votre temps dans son agenda! Après sept ans d'engagement au sein du Mouvement des Sans Terres, j'ai commencé mon travail avec la Secoya à Manaus en février 2008. Mon contrât avec E-Changer est de deux ans, jusqu'en février 2010. Mon insertion comme volontaire ou cooper-acteur sert au renforcement institutionnel de la Secoya au niveau des technologies d'information et communication. La Secoya - Association Service et Coopération avec le peuple Yanomami - a été fondé en 1987 pour contrôler les endémies de tuberculose, malaria, etc. des Yanomami de la rivière Marauiá et pour former des agents indigènes de santé. Aujourd'hui la Secoya travaille avec les Yanomami de l'Amazonie et de Roraima sur trois axes, toujours visant l'autonomie et la participation des Yanomami dans les activités: la santé, l'éducation et le développement durable. Mon mandat au sein de la Secoya est la formation des collaborateurs et des agents indigènes, la gestion de l'informatique, la systématisation des données et l'actualisation des moyens d'information et communication. Après une période initiale d'adaptation, dans une première phase j'ai mis à jour les ordinateurs de notre bureau à Manaus et monté un système de gestion du matériel d'informatique. Puisque la Secoya cherche un nouveau bâtiment à louer, je n'ai pas encore réorganise le réseau, mais nous avons déjà discuté quelques propositions. En ce moment je suis en train de reformuler la présentation de la Secoya sur l'Internet. Prévues, mais sans date fixé encore sont les visites à nos bases à Barcelos, Santa Izabel do Rio Negro, et Boa Vista.
Les objets des blancsNapë pën matohi pë rë taprawehei, pë matohi rë kopemawehei te ã. Të pë matohi rë yaitai: pohoro hi k, maxita hapoka, warapa ko pë, xereka, tora, maraka, y kë k, maramahe, xinakotorema, haowa, rahaka, tom nak, mai ko, kãtari ãhi pë, hãto nahi pë, paruri hesi pë, ara xina pë, werehi xina pë, yãpi hesi pë, hëm, mayep ãhu pë, w, xoto, yarehe si pë, pesima, xuhema ...ei të pë matohi rë kui, kamiyë Yanomam yama kn yama të pë tapou. Kamiyë yama k matohip yaitawë. Kamiyë yama k no patapn të pë he rii rë haa xomarenowehei të pë wãha rii. naha taen, yama k matohip yaitawë. Napë pën të pë rii rë tawehei, të pë rii yaitawë, hapa napë pën të rë taprarenowehei, urihiterim të ha tërehen, të tapra xoarayomahe, h tëhë, matohi a tapraremahe. Kama napë a puhi taeoma, të pë riyã ha ruraman, 'loja' a ha të pë titia xoakema, 'dinheiro' pë riyã ha nomihan, h rë kutaen pruka matohi pë tapra xoaoma, a hõriprou maopë: sipara hitõ pë kãi tahe, xokopi hitõ pë kãi tahe, 'carro' pë kãi, ihiya pë xo, xirepma pë xo, papeo si pë kãi, 'lápis' pë kãi xo, ri keteriketeri të u pë kãi tahe, watota pë xo, 'borracha' pë xo, 'caneta', 'bicicleta' pë xo, 'lanterna' pë xo, 'pilha^pë xo, 'avião' pë xo, makera pë xo, nakra pë kãi, 'luz' wakë pë xo, 'panela' pë xo, 'colher' pë xo, 'malhadeira' pë xo. Awei, naha ya të pë wãhatakema. Ei të pë wãha rë kui, napë pën të pë ha kopeprahen 'loja' pë ha të pë ha rukëmahen, h tëhë të pë no tiremahe. Të pë xomi hipë puhiomihe yaro, papeo si kn a no riyã ha ninipron. Kuwë yaro, matohi totihitawë yaitawë pë ta piyëkouhe.Napë iha matohi yama a no puhia tëhë, pëma a rura makuia no tiremahe, ai a 'loja' ham. Të pë no rëtirepouwehei, kama pë no riyã ha ninipron. h të pë ha tahen, urihi, maxita pë wãriahe. h rë kutaen, pruka pë ohotamou yaro të pë no tiremahe, kama pë riyã ha temion. 'Dinheiro' kn kama a no nihi totihiwë, a riyã ha ohii maon. Të pë no matohi tirepou totihiwehe. Voici nos objets différents: nos « allumettes », casseroles d'argile, le type de résine, les flèches, carquois, calebasses, le hamac en coton, le four de beiju, la corde (faite avec la plante « xinakotorema »), les petits arcs des enfants, les pointes des flèches, les dents des agouti (pour les ornements, lames, ...) résine, outre type de pointe de flèche (harpon), arcs, brassards de mutum, plumes de la queue de l'arara, plumes de la queue du papegai, brassard de jacamim, plumes de 'hem' (espèce d'oiseau), plumes de la queue du toucan, corbeilles de tissage fermé, corbeilles aplaties, éventail ... Ces objets, nous les possédons, nos objets sont différents. Ce sont les noms des objets que nos ancêtres ont découverts les premiers. Ainsi nos objets sont différents. Ceux que font les blancs sont différents. Au début. les objet qu'ils faisaient, après enlever les ressources naturelles, ils les faisaient, alors ils faisaient les objets. Le blanc pensait d'abord, avec l'intention de les vendre, il les mettait au magasin pour les échanger contre l'argent, ainsi ils faisaient vite tous les objets, pour ne plus être pauvre. Ils font aussi des manches de machette, voitures, crochets, ligne de pêche, livres, crayons, parfums, vêtements, caoutchouc, stylos, bicyclettes, lampes, batteries, avions, hamacs, ciseaux, les lumières, casseroles, cuillères, filets. J'ai mis ces noms. Quand les blancs fabriquent ces objets ainsi nommés, ils les mettent dans des magasins et augmentent leur prix. Parce qu'ils ne veulent pas les donner comme cadeaux pour s'enrichir d'argent. Pour ce but ils font tous les types de jolis objets. Quand nous désirons un objet, même si nous l'achetons, ils augmentent le prix dans un autre magasin. Ils maintiennent les prix hauts pour devenir riche, Quand ils font ainsi, ils détruisent la forêt et la terre. Comme tous ceux qui travaillent, ils augmentent les prix pour vivre. Ils sont très riches en argent pour ne pas avoir faim. Ils maintiennent les prix très hauts. Ainsi est le prix des objets en ville. C'est très différent au monde des blancs. Nous contons les objets. (Rapport du 7eme cours de formation des professeurs Yanomami, novembre 2007)
Les Indiens du BrésilLe sujet principale de la presse des dernières semaines est la terre indigène Raposa Serra do Sol. Ce conflit est un résultat de la politique inconséquent du gouvernement fédéral, du maintien au pouvoir de l'ancienne oligarchie rurale locale et d'un rassisme traditionnel de la population brésilienne envers les peuples autochtones. D'un coté du conflit, le gouvernement fédéral qui a homologué la démarcation de la réserve autochtone en avril 2005 et essaye finalement avec la police fédérale d'enlever les derniers six producteurs de riz et grands propriétaires de la réserve. A son aide: les autochtones et leur organisation CIR , les organisations autochtones du Brésil, les mouvements sociaux et les organisations d'appui aux autochtones. De l'autre coté les (six) planteurs mentionnés, qui disent ne pas avoir été remboursé pour la perte de leurs terres productives et qui essayent une re-négociation de la démarcation, avec l'appui de leurs armées privées, de la politique et la justice locale, de la classe moyenne et la presse nationale. Derniers mouvements: les producteurs de riz attaquent les indigènes avec des hommes armés, la police fédérale arrète le dirigeant des producteurs, la justice libère celui-ci, l'Ibama applique une amende de 30 millions de reais pour la destruction de la nature sur sa propriété au même, les producteurs de riz détruisent les ponts d'accès à la réserve, la police fédérale arrete le procureur général, suspect de pédophilie, personne-clé du gouvernement locale pour l'obstruction de l'action de la police fédérale contre les producteurs de riz. A suivre ...
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Denise : "Somos todos anjos de uma asa só... Precisamos nos abraçar para voar."Denise était coopér-actrice E-Changer au Brésil de 1998 à 2009 . Elle a travaillé huit ans au Secteur des Droits de l'Homme du Mouvement des Paysans Sans Terre (MST) avant de changer en 2006 au Conseil Indigeniste Missionaire (Cimi). Actuellement elle travaille comme avocate au Cimi. Denise habite avec ses trois enfants à Brasília et se réjouit de votre contact. |
Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
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