| Un village guarani incendié après l’expulsion de ses habitants |
|
|
|
| Jeudi, 17 Septembre 2009 19:36 | |||
|
Après avoir été expulsés, des individus non identifiés ont incendié leur village, détruisant leurs maisons ainsi que tous leurs biens et animaux. Survival a dénoncé cet acte auprès des autorités brésiliennes.
La communauté, connue sous le nom de Laranjeira Ñanderu, avait été expulsée de son territoire ancestral dans les années 1960 par des éleveurs de bétail qui l’occupent encore aujourd'hui. Ils avaient réussi à obtenir une ordonnance du tribunal pour que la police expulse les Guarani. Ces derniers se sont finalement réinstallés sur une petite partie de leurs terres en décembre 2007. L’un deux avait alors déclaré : ‘Je suis né ici. C'est notre terre. Nous n'avons nulle autre part où aller’. Cette dernière expulsion a eu lieu la semaine même du lancement au Royaume-Uni du film ‘La terre des hommes rouges’ (sorti en France en décembre 2008), qui pour la première fois met en scène des Guarani incarnant leur propre rôle et dénonce la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Eliane Juca da Silva, l’une des actrices guarani, avait déclaré lors du lancement du film au Festival de Venise en septembre 2008 : ‘Je suis bouleversée de savoir que tant de nos enfants sont en train de mourir… Nous voulons juste une chance de continuer à vivre…Tout ce que nous voulons c’est de la terre pour la cultiver et y chasser’. Plus de 500 Guarani se sont suicidés ces deux dernières décennies (le plus jeune n'avait que neuf ans) parce qu’ils n’imaginaient pas leur avenir sans terre. La plupart d'entre eux vivent dans des réserves surpeuplées où règnent la violence, l'alcoolisme et la malnutrition. En 2007, le bureau du procureur général avait ordonné au gouvernement d’identifier et de démarquer tous les territoires traditionnels guarani, mais ce projet a été suspendu devant la farouche opposition des fermiers et des éleveurs de bétail soutenus par les autorités locales. La plus haute instance des Nations unies sur les questions autochtones a publié le mois dernier un rapport accablant sur le Brésil, dans lequel elle dénonce le conflit territorial chronique chez les Guarani qui ‘souffrent d'un grave manque d'accès à leurs terres traditionnelles’. En collaboration avec Marco Bechis (le réalisateur du film), Survival International a mis en place un fonds spécial de soutien aux Guarani-Kaiowá. Les fonds collectés aideront directement les Indiens à défendre leurs droits, reconquérir leurs terres et maîtriser leur propre avenir. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Cette situation relève d’une tragique ironie : au moment même où ce film, qui dépeint le combat des Guarani pour récupérer leurs terres, sort au Royaume Uni, une de leur communautés est expulsée de sa terre ancestrale et reléguée au bord d’une route où elle est supposée survivre’. Pour plus d’informations Source: Survival France
|
Pascal : "Les Peuples autochtones sont notre passé et notre future"Pascal est né à Bâle, où il a étudié l'ethnologie. Il a travaillé entre 1998 et 2010 comme coopér-acteur avec E-Changer au Brésil. Le premier projet était avec le Mouvement des Paysans Sans Terre (MST). Pendant huit ans il accompagnait la construction du secteur national de l'informatique et l'inclusion numérique. Entre 2008 et 2010, Pascal a travaillé avec la Secoya - Service et Coopération avec le Peuple Yanomami - à Manaus. Actuellement il vit à Brasília, la capitale du Brésil.
|
| Lire la suite... |
Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
|