| appel aux manifestations! communauté guarani kaiowa |
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| Écrit par Denise da Veiga Alves | |||
| Lundi, 12 Mars 2007 22:28 | |||
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très chères et chers, je viens de recevoir cet appel préparé par amnesty international, lequel je vous encourage à joindre si votre coeur vous le dit aussi! l'équipe locale du les emails des autorités concernées (citées dans l'appel plus bas) sont:
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, agenda.presi@
com um forte abraço!! denise BRESIL Privation de nourriture Préoccupations pour la santé De très nombreuses personnes issues de la communauté indigène Guarani-Kaiowá de Dourados ACTION URGENTE PUBLIC Index AI : AMR 19/005/2007 AU 42/07 EFAI 16 février 2007 Les autorités de l'Etat du Mato Grosso do Sul (dans l'ouest du Brésil) ont suspendu la distribution de rations alimentaires de base à la réserve de Dourados, où vivent quelque 11 000 membres de la communauté indigène Guarani-Kaiowá. Deux enfants sont déjà morts de malnutrition et 36 autres seraient hospitalisés. De très nombreux indigènes, en particulier des enfants, risquent à présent de mourir de faim. En 2005, les autorités de l'Etat du Mato Grosso do Sul ont commencé à fournir des paniers contenant des aliments de base à plusieurs communautés indigènes après que 21 enfants issus de ces populations sont morts de malnutrition l'année précédente. La distribution de ces paniers a été interrompue en décembre 2006 afin, semble-t-il, que les autorités de l'Etat récemment élues puissent examiner les dépenses effectuées par le gouvernement précédent. Depuis, deux enfants issus de la communauté indigène Guarani-Kaiowá de Dourados ont perdu la vie. Le 24 janvier, un nourrisson de neuf mois du village de Bororó est mort après avoir été hospitalisé pendant deux semaines. Les médecins de l'hôpital ont confirmé que ce bébé souffrait d'une anémie causée par un état de malnutrition avancé. Le 11 février, un enfant de deux ans du village de Jagurapirú est mort, des suites de malnutrition, semble-t-il. D'après certaines sources, 36 enfants de la communauté de Dourados suivent actuellement un traitement dans un service médical spécialisé de l'Etat du Mato Grosso do Sul. La Fundação Nacional de Saúde (FUNASA, Fondation nationale pour la Santé) l'agence fédérale qui s'occupe des questions sanitaires chez les indigènes a déclaré que la suspension de la distribution des paniers de nourriture était néfaste à la santé de la population Guarani-Kaiowá de Dourados dans la mesure où ceux-ci représentent l'unique source d'alimentation de nombreuses personnes. INFORMATIONS GENERALES L'Etat du Mato Grosso do Sul regroupe certaines des zones indigènes les plus petites, les plus pauvres et les plus densément peuplées du Brésil : des îlots de pauvreté entourés de grandes plantations de soja et de canne à sucre, où sévit la malnutrition et où les conditions de vie et la situation sanitaire sont déplorables. La réserve de Dourados, où 11000 indigènes sont répartis sur 3500 hectares, est gravement surpeuplée. L'agriculture de subsistance s'étant révélée insuffisante, l'alimentation de nombreuses personnes dépend des distributions de nourriture organisées par le gouvernement. La lenteur du processus de rétrocession des terres, par les propriétaires fonciers, aux communautés indigènes qui y ont vécu durant plusieurs générations a encore accru le surpeuplement des réserves existantes. Aux termes de l'article 11-2 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), les autorités brésiliennes sont tenues de garantir en priorité le droit fondamental qu'a toute personne d'être à l'abri de la faim. La décision de mettre fin à l'aide alimentaire humanitaire d'urgence ne doit en aucun cas entraîner de mort résultant de la privation de nourriture ou d'une grave malnutrition. L'interruption de la distribution de paniers alimentaires est par ailleurs contraire aux obligations incombant au Brésil au titre de l'article 4-1 de la Convention interaméricaine des droits de l'homme, qui garantit le droit de vivre dans la dignité, notamment de disposer d'une nourriture suffisante et de ne pas souffrir de la faim. Elle est également contraire à l'article 12 du Protocole additionnel à la Convention américaine relative aux droits de l'homme traitant des droits économiques, sociaux et culturels (protocole de San Salvador) ainsi qu'aux articles 24-2c et 27-3 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Ces articles proclament le devoir de l'Etat de fournir une aide alimentaire d'urgence lorsque des enfants risquent de souffrir de la faim ou de malnutrition. La suppression arbitraire, comme c'est le cas au Brésil, d'une aide alimentaire de base constitue une violation du droit à une alimentation suffisante. Même lorsqu'elle n'entraîne pas la mort, la malnutrition peut avoir des conséquences à long terme sur la santé des enfants ; ainsi, la suppression des paniers de nourriture d'urgence peut constituer une violation du droit des personnes concernées de jouir du meilleur état de santé possible.
ACTION RECOMMANDEE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en portugais ou dans votre propre langue) : - exprimez votre inquiétude pour de très nombreux membres de la communauté indigène Guarani-Kaiowá de Dourados, en particulier les enfants, après la suspension de la distribution de paniers de nourriture par les autorités de l'Etat du Mato Grosso do Sul ; - engagez les autorités à prendre des mesures afin que cette distribution recommence immédiatement pour tous les membres de la communauté qui en ont besoin, conformément aux obligations qui leur incombent au titre de l'article 11-2 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et d'autres textes internationaux auxquels le Brésil est partie ; - exhortez les autorités à remplir leurs obligations constitutionnelles et internationales pour trouver une solution aux revendications foncières des populations indigènes du Brésil afin de leur assurer des moyens de subsistance. APPELS A Gouverneur de l'Etat du Mato Grosso do Sul : Exmo Governador do Estado do Mato Grosso do Sul Sr. André Puccinelli Parque dos Poderes, Bloco 08 79031-902 - Campo Grande/MS – Brésil Fax: + 55 67 3318 1120 Formule d'appel : Vossa Excelência, / Monsieur le Gouverneur, Ministre de la Justice : Exmo Ministro da Justiça Sr. Márcio Thomaz Bastos Esplanada dos Ministérios, Bloco "T" 70712-902 - Brasília/DF – Brésil Fax: + 55 61 3322 6817 Formule d'appel : Vossa Excelência, / Monsieur le Ministre, Ministre du Développement social et de la Lutte contre la Faim : Exmo Sr Ministro do Desenvolvimento Social e Combate à Fome Sr Patrus Ananias de Sousa Esplanada dos Ministérios, Bloco "C" 5º andar 70046-900 - Brasília/DF– Brésil Fax: + 55 61 34331025 Formule d'appel : Vossa Excelência, / Monsieur le Ministre, Président de la Fundação Nacional de Saúde (FUNASA, Fondation nationale pour la Santé) : Dr Paulo de Tarso Lustosa da Costa Funasa Sede – Presidência SAS - Q4 - Bl "N" - 5º andar - sala 502 - Ala Norte - Brasília/DF CEP: 70070-040- Brasília/DF– Brésil Fax: + 55 61 3314 6253 Formule d'appel : Exmo. Sr Dr, / Monsieur le Président, COPIES A Secrétaire fédéral aux Droits humains : Secretaria Especial de Direitos Humanos Exmo. Secretário Especial Sr. Paulo de Tarso Vannuchi Esplanada dos Ministérios - Bloco "T" - 4º andar, 70.064-900 - Brasília/DF – Brésil Fax : + 55 61 3226 7980 ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Brésil dans votre pays. PRIERE D'INTERVENIR IMMEDIATEMENT.
APRES LE 30 MARS 2007, VERIFIEZ AUPRES DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
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Pascal : "Les Peuples autochtones sont notre passé et notre future"Pascal est né à Bâle, où il a étudié l'ethnologie. Il travaille depuis 1998 comme coopér-acteur avec E-Changer au Brésil. Le premier projet était avec le Mouvement des Paysans Sans Terre (MST). Pendant huit ans il accompagnait la construction du secteur national de l'informatique et l'inclusion numérique. Depuis février 2008, Pascal travaille avec la Secoya - Service et Coopération avec le Peuple Yanomami - à Manaus.
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Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
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