| Lettre de soutien à Dom Cappio |
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| Écrit par Pascal Daniel Angst | |||
| Lundi, 17 Décembre 2007 17:46 | |||
Lettre de soutien du Conseil oecuménique des Eglises à Dom CappioLe Rev. Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises a écrit une lettre au Président Lula en soutien de l'évêque Luis Cappio, qui est dans son 21e jour de jeûne pour l'arrêt des travaux au mégaprojet de détournement de la rivière São Francisco, pour le dialogue du gouvernement avec les mouvements sociaux, et pour la recherche de projets alternatifs écologiquement et socialement durables. Envoyez une lettre d'appui à Dom Cappio et joignez le jeûne solidaire global du 17 décembre 2007 dans un mouvement global de jeûne solidaire! Contact: Comissão Pastoral da Terra a/c Thomas Bauer Lisez la lettre en français en bas (traduction inofficielle terra brasilis) ou la version originale (pdf) en anglais. Au Président Luis Inácio Lula da Silva Président du Brasil
Genève, le 13 décembre 2007
Monsieur le Président, J'adresse cet appel à votre Excellence, inspiré par ce que nous avons eu l'honneur d'entendre de votre part au cours de la 9è Assemblée du COE, qui s'est tenu à Porto Alegre, au Brésil, du 14 au 23 février 2006. Dans votre message à l'Assemblée, vous aviez vigoureusement affirmé le rôle du COE et la nécessité de poursuivre notre lutte ensemble sur le chemin de la justice sociale et de la dignité humaine: "*Je tiens à souligner ici le rôle important du COE dans la lutte contre la faim et la pauvreté partout au monde; ceci signifie que nous continuons aujourd'hui d'aussi près qu'au passé, dans la lutte pour la justice sociale, la lutte pour la liberté, la démocratie et la dignité humaine. Nous tous pensons que la force spirituelle est indispensable pour la militance infatigable, individuelle et collective, en solidarité, pour le bien commun. **Les esprits, les coeurs et la volonté qui partagent les valeurs de l'amour et du respect d'autrui sont certes indispensables à la construction d'un royaume de la justice dans ce monde d'inégalités*." (Voir le Rapport Officiel de la Neuvième Assemblée du Conseil Oecuménique des Églises, 2007, p.356). Inspiré en grande mesure par votre message, l'Assemblée a adopté une déclaration intitulé "L'eau, source de vie", qui déclare que l'eau est un symbole de la vie. La Bible affirme que l'eau est le berceau de la vie et l'expression de la grâce de Dieu à perpétuité pour l'ensemble de la Création (Gen. 2:5). En outre, avant l'Assemblée, le COE, le Conseil National des Eglises Chrétiennes du Brésil (CONIC) et la Conférence Catholique des Evêques Brésiliens (CNBB), ensemble avec la Fédération des Églises Protestantes Suisses, ont invité les participants du COE à une réunion sur le lutte pour l'eau au Brésil. Des églises brésiliennes et suisses ont publié un déclaration oecuménique commune sur le droit à l'eau l'année précédente et désiraient partager cet excellent exemple de collaboration oecuménique (vous trouverez le texte de la déclaration à l'adresse: http://www.oikoumene.org/fileadmin/files/wcc-main/2006pdfs/ecearth-water-sek-feps-f.pdf ). C'est pourquoi nous nous associons aux préoccupations exprimées par les églises membres du COE et partenaires oecuméniques au Brésil, et nous amplifions la voix du Conseil National des Eglises au Brésil (CONIC) en lançant un appel personnel à votre Excellence de retirer l'armée brésilienne du projet de construction et de rétablir le dialogue entre les mouvements sociaux, les églises et le gouvernement. Nous appelons à un débat démocratique sur le projet de dérivation de la rivière São Francisco et l'examen d'un nombre d'alternatives efficaces, comme celles proposées par une étude réalisée par l'Agence Nationale de l'Eau (ANA). Le monde fraternel des églises qui constituent le COE leve leurs prières à l'intention de l'évêque Cappio, aussi bien à l'intention des habitants de cette partie du nord-est du Brésil, et des dirigeants politiques qui doivent apporter l'arbitrage pour résoudre ce dilemme. Nous prions pour que tous les coeurs soient sensibilisés aux besoins de la population la plus touchée et vulnérable.
Dans la foi, Le pasteur Samuel Kobia Secrétaire général
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Denise : "Somos todos anjos de uma asa só... Precisamos nos abraçar para voar."Denise était coopér-actrice E-Changer au Brésil de 1998 à 2009 . Elle a travaillé huit ans au Secteur des Droits de l'Homme du Mouvement des Paysans Sans Terre (MST) avant de changer en 2006 au Conseil Indigeniste Missionaire (Cimi). Actuellement elle travaille comme avocate au Cimi. Denise habite avec ses trois enfants à Brasília et se réjouit de votre contact. |
Cimi : Conseil Indigeniste Missionnaire Le Conseil Indigéniste Missionnaire, le Cimi, est apparu en 1972, quand peu de gens croyaient à la possibilité des peuples indigènes d’avoir un futur propre à eux, que non sa disparition ou bien son accaparement par la « société nationale ». Un groupe de missionnaires a fait l’ « option pour les peuples indigènes », en proposant la rupture avec le modèle de développement en cours à travers une action pastorale spécifique, intégrale et articulée – le Cimi. Jusqu’à présent le Cimi travaille côte à côte avec les peuples indigènes à fin de soutenir la continuité de leurs projets de vie. Visitez le Cimi au Brésil.
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